Tour de pommes de terre sur le balcon : ça marche ?

Tour de pommes de terre sur le balcon : ça marche ?

Hello ! Aujourd’hui, on va parler patates !

Comme pas mal de monde, j’avais lu des articles sur les tours de pommes de terre qui « peuvent produire jusqu’à 100 kilos par pied ». Après en être restée bouchée bée, j’étais évidemment tombée sur les articles qui expliquent que c’est impossible. Le désaccord porte essentiellement sur le rendement de 100 kg, mais également sur les quantités d’eau nécessaires pour arroser ce monument de terre.

Le principe de la tour de patates, c’est de débuter avec peu de terre. A chaque fois que la plante pousse de 20/25 cms, on en ajoute un petit peu ce qui permet à la plante de faire de nouvelles racines qui donnent davantage de pommes de terre. On « remonte » le contenant au fur et à mesure jusqu’à ce que la croissance s’achève. Certains utilisent des pneus et ajoutent un pneu à chaque étape… Dans la méthode originale, la tour peut dépasser 1,50 mètre ! D’où le rendement maximum… En théorie.

Ca donne donc quelque chose comme ça :

Source de la photo : WeDemain

Je n’avais jamais fait pousser de pommes de terre !

Lorsque j’ai découvert cette technique, quelques Pompadour venaient de germer dans ma cuisine. Nous étions en septembre, ce n’était pas du tout la bonne période pour les planter, et en même temps, elles n’avaient qu’à pas germer ! 😉

Après avoir lu toute la littérature sur le sujet (sisi ! ;)) et regardé quelques vidéos, je me suis lancée. Comme je n’ai évidemment pas de stock de pneus ou rien de ce genre, j’ai attrapé un magnifique sac poubelle 50 litres que j’ai percé de quelques trous.

Parenthèse sac poubelle : attention, les sacs poubelles domestiques sont traités contre les odeurs, avec des pesticides pour chasser les bestioles, etc. Pour ma toute première « tour de patates », j’avais pris ce que j’avais sous la main. C’étaient des sacs poubelles noirs simples et a priori non traités. Pour la deuxième culture, on a pris des sacs biodégradables, non traités. Ils sont beaucoup plus fins et non-colorés. Pour être sûr de bien faire, le mieux est de prendre des sacs à compost biodégradables en jardinerie…

Retour à nos patates. Je mets une belle couche de terre dans le sac, mes patates germées et une couche de terre supplémentaire. Le tout dans un sac en toile de jute, pour ce que soit plus joli, et ne pas effrayer ma copro.

Une tour de patates sur le balcon : le pas à pas en vidéo !

 

Une jungle de feuilles de patates en quelques semaines…

Les patates ont super bien poussé, j’ai eu un magnifique buisson qui prenait plusieurs centimètres par jour. Ici, vous les voyez à mi-chemin de leur croissance, mais elles ont largement dépassé la deuxième barre du balcon par la suite. Perso, j’aime beaucoup ce feuillage un peu fou et bien vert 😉

J’ai rajouté 20 cms de terre trois fois de suite, suivant les préceptes de la « tour de patates ». Je déroulais le sac au fur et à mesure de la croissance de la plante. J’arrosais abondamment (le début de l’automne 2016 a été chaud) mais peu souvent (tous les 10 jours maximum).

Et puis ce qui devait arriver est arrivé. Les feuilles ont jauni. En bonne « rookie », j’ai d’abord flippé, me demandant ce que j’avais fait de mal. Ce sera sans doute une évidence pour les jardiniers expérimentés, mais si comme moi vous débutez, sachez-le : les feuilles de pommes de terre jaunissent, fanent et sèchent quand les pommes de terre sont mûres.

Un samedi matin à la fin du mois de novembre/début décembre, alors que les feuilles étaient fanées depuis plus de 2 semaines, j’ai décidé d’ouvrir le sac. Et là… Miracle.

J’étais comme une dingue (j’ai même réveillé mon copain pour qu’il VOIT CE TRUC DE FOU, j’ai fait pousser des patates, ça a marché !) Plus je creusais, et plus je trouvais de magnifiques et superbes patates nouvelles !

Environ 1,5 kg de pommes de terre, certaines très grosses ! Je les ai laissées sur la terre une semaine, avant de les déguster en tartiflette (l’avantage de les avoir faites pousser hors saison !) Et c’était fou, et c’était bon ! Rien n’à voir avec les pommes de terre habituelles, vraiment. Elles étaient fermes et goûteuses ! On a adoré. Ce jour là, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir inventé l’agriculture et découvert quelque chose de miraculeux ! 😉

Bilan et itération

Évidemment, je suis très loin des 100 kilos de pommes de terre annoncées dans l’article. En même temps, ma tour n’a jamais dépassé la taille d’une grosse botte. Je n’ai jamais « vraiment » eu pour objectif d’obtenir 100 kilos de pommes de terre (ni même 50 ou 10 pour être honnête). Le seul fait que « ça ait fonctionné » a totalement suffi à mon bonheur.

Ce que je retiens de cette première tentative : « la méthode tour de patates » est pratique, simple et elle fonctionne. Pas besoin de retourner un contenant pour récupérer les patates, il suffit de crever le sac et de les ramasser. C’est extrêmement simple et ça ne demande aucun effort. Perso, j’ai toujours quelques patates en train de germer dans la cuisine, la matière première est là. Vraiment, c’est facile !

Ce que j’ai fait différemment pour la deuxième tentative :

Depuis une semaine, c’est reparti pour trois nouveaux sacs à patates !

– Déjà, j’ai fait pousser des patates que j’adore  : des rates du Touquet. Les Pompadour, c’est bien, mais bon. J’espace les plants dans le temps, histoire de ne pas me retrouver avec 10kg de pommes de terre à consommer en une semaine.

– Ensuite, j’ai remarqué que la quantité de terre « sous » la pomme de terre germées ne sert pas à grand-chose. Les nouvelles patates poussent toujours au-dessus de cette dernière. Observations confirmées sur le Web, voici comment poussent les pommes de terre :

J’avais donc eu la main lourde sur la quantité de terre au départ. Cette fois, j’en ai mis beaucoup moins, en revanche j’en mettrai davantage par la suite et essayerai de faire monter la tour un peu plus haut.

Je vous tiendrai au courant de cette deuxième tentative !

4 commentaires


  1. Sympa ! Mais , il y encore des feuilles bien vertes sur les arbres en novembre / décembre par  » chez vous  » … 🙂

    1. Author

      J’habite tout près de Paris, à 50 mètres du périph. L’an dernier nous avons eu un hiver très tardif ! Il n’a quasiment pas fait froid avant la mi-décembre, du coup mes pommes de terre étaient totalement « hors saison » !

  2. Et le terreau ? Vous en faite quoi après ? Réutilisable ?
    Super vos articles !

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