Qu’est-ce que la permaculture ? La définition !

Qu’est-ce que la permaculture ? La définition !

Je dois souvent répondre à la question : mais c’est quoi exactement la permaculture ? En général, pour faire simple, j’explique que c’est une alternative à la culture traditionnelle. Le but est de recréer un petit morceau de nature sauvage. Souvent ça s’arrête là. 😉 Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, je vais essayer de vulgariser l’idée. 🙂

On lit souvent des articles qui résument la permaculture à une question de buttes. À mon sens, les buttes ne sont pas le point central de la permaculture. Pour moi, la permaculture c’est avant tout une question de terre et de biodiversité.

La terre : un bien précieux en permaculture

Si vous vous lancez dans la permaculture, sachez-le, votre terre est ce que vous avez de plus précieux. Pour comprendre la permaculture, il faut suffit de visualiser une forêt. Dans une forêt, la végétation pousse, le sol s’enrichit naturellement avec le temps, la pluie, les feuilles mortes, les millions d’organismes qui s’affairent en secret. Les plantes ne sont pas alignées, il n’y a pas de monoculture, toutes les plantes poussent ensemble, et si certaines prennent le pas sur d’autres, l’ensemble s’autorégule harmonieusement.

Dans la nature, les plantes n’ont pas besoin d’être tuteurées, ne reçoivent pas d’engrais, et rien n’est désherbé (coucou le Round-up). Si vous souhaitez en savoir davantage sur ce point, je vous conseille de regarder cette vidéo de Pascal Poot, le roi de la tomate. Chez lui, pas de tuteur ni d’arrosage. Pourtant sa terre est sèche, rocailleuse et entièrement dédiée aux tomates.

En permaculture, on va tenter de reproduire ce système. On associe les cultures par exemple. La plus connue est celle qui fait cohabiter les haricots, les courges et le maïs. Le feuillage à ras du sol des courges protège le sol de la sécheresse, les haricots se servent des maïs pour grimper et les trois espèces prospèrent. (J’ai tenté cette association cette année…) Bref, on n’aligne pas les oignons… en rang d’oignons. 😉

Quand les plantes annuelles finissent leur saison, on les laisse où elles sont, afin qu’elles enrichissent le sol pour les plants de l’année suivante. Les vivaces et les bisannuelles se ressèment seules et prospèrent tranquillement. Sur un balcon, on évitera par exemple de vider le bac et de repartir de zéro chaque année.

Enfin, dernier point important : on paille le sol ! Pour cela, je vous recommande « La Révolution d’un seul brin de paille ». C’est un peu la Bible de la permaculture. Un agriculteur japonais explique comment il a révolutionné la culture du riz dans sa région où l’on pratiquait la culture en rizière traditionnelle. Son objectif : en faire le moins possible ! La clé de voûte de son système est le paillage du sol. Lui fait les choses à font, il fait pousser l’herbe destinée au paillage entre deux récoltes de riz. L’alternance des cultures enrichit le sol.

Dans ce livre, il dit une chose essentielle : quand on modifie une plante ou un arbre, en la taillant, en lui mettant un tuteur, on en devient responsable. C’est-à-dire qu’elle ne pourra plus jamais revenir à l’état sauvage et que pour sa survie, il faudra continuer de tuteurer, de tailler… Il cite cet exemple en racontant comment il a massacré le verger de son père.

Le sol, c’est tout. C’est la raison pour laquelle je me suis lancée à la fin de l’été 2016 dans la conception de plans… de jardinières. Je voulais une jardinière parfaite qui permette de recréer la permaculture… hors sol. Au début, j’ai été très ambitieuse, je voulais recréer un véritable écosystème qui traiterait l’air et serait autonome en eau. J’avais même ajouté des éléments qui permettaient d’inclure une champignonnière.

Je me suis aussi intéressée à tout ce qui concernait l’Aquaponie. Ces objets connectés allaient un peu trop loin pour moi. Je voulais « juste » recréer un vrai bout de nature. Pas concevoir un système hallucinant, gourmand en énergie etc.

J’ai la chance d’avoir un papa bricoleur qui n’en était pas à son premier bac sur-mesure. Je lui ai donc fait un (très mauvais) plan de ce que je souhaitais, avec un cahier des charges, il fallait que tout soit compatible avec la culture bio : pas de lasure polluante, pas de plastique polluant, un bois robuste… Au final, la voilà :

Je vous la représenterai en détail dans un autre article, mais en gros, son principal atout est le volume de terre et la possibilité de cumuler tout un tas de cultures sur un tout petit espace.

La biodiversité : un petit pas pour moi, et un plus grand pour mon quartier

Un potager en permaculture est un bienfait pour la biodiversité. La biodiversité, c’est la richesse naturelle d’un espace. Par exemple, les abeilles ne parviennent globalement pas à survivre en ville. La pollution de l’air et l’absence de fleurs les repoussent. Or, les abeilles sont essentielles à la bonne marche du monde. C’est elles qui assurent une grande partie de la pollinisation qui permet la reproduction des plantes. Sans pollinisateur : pas de courge.

En permaculture, on supprime évidemment tous les pesticides, on ajoute des fleurs mellifères, on crée des recoins qui abriteront les abeilles isolées, les ossies ou les coccinelles… Et on contribue à la réintégration de la nature et de la biodiversité dans son quartier.

Lorsqu’on a la chance de disposer d’un jardin, on peut concevoir un véritable petit univers où chaque zone à son utilité. Le potager est souvent cultivé en buttes, car en permaculture, pas question de laisse 70 cms entre les rangs. Les plants se marchent littéralement dessus, et les buttes offrent davantage de surface.

La permaculture, ça marche ?

La permaculture fonctionne ! Incroyable mais vrai, les fermes qui ont adopté la permaculture ont un rendement équivalent et parfois même supérieur aux cultures traditionnelles. La petite preuve qui va bien : le rapport de l’INRA à la ferme du bec Hellouin. Je n’ai pas vocation à devenir maraîchère, mais sachez-le : ça fonctionne.

L’association de culture permet d’éviter les déséquilibres et par exemple, l’invasion de nuisibles comme les pucerons. En ajoutant des oeillets d’Inde ou des soucis au milieu du potager, on protège naturellement les plans. Par ailleurs, on évite une propagation mécanique entre les rangs. Pour ce qui concerne les maladies comme le mildiou, Pascal Poot a trouvé sa solution. Il crée ses propres semences. De génération en génération, les plantes se transmettent leur patrimoine génétique et s’adaptent d’elles-mêmes à leur environnement et deviennent plus fortes. C’est ainsi qu’il est parvenu à créer des espèces qui n’avaient pas besoin d’être arrosées même en plein été. Si les premières cultures étaient rachitiques, ses plants ont fini par s’habituer.

La permaculture, c’est aussi moins de travail. Pas du tuteurage, de taille, de labourage, d’engrais… Les plantes poussent comme elles le souhaitent. Les jardins en permaculture sont donc généralement un « joyeux bordel ».

Le verger en permaculture de la ferme du Bec Hellouin. Non désherbé et où les cultures cohabitent.

Bien sûr, la permaculture c’est encore beaucoup plus que ça ! Avouez que beaucoup de ses principes relèvent du bon sens. Souvent, on en vient à se demander comment on n’a pu en arriver à des champs de monoculture qui épuisent le sol ensemencés avec des graines stériles, traitées aux pesticides du fait de cette monoculture… Mais je me garderai bien de juger sans savoir. 🙂

Alors ? Vous vous lancez ? 😉

5 commentaires

  1. Merci de ton commentaire je pense que qu’il tres visité a + ……bastide

  2. La permaculture est avant tout une philosophie, celle de Masanobu Fukuoka; Imiter la nature lorsqu’il s’agit de l’appliquer à la producion alimentaire. Elle ne peut être associé au départ à une technique qui sont les outils pratiques pour atteindre l’intention concevoir des habitats humains sains et soutenables. Ici c’est l’idée de départ de Bill Mollison. Elle est soutenu par trois éthiques qui s’accompagnent de principes sur lesquels reposent les techniques choisies pour arriver au résultats. C’est donc un approche, un manière de penser et de comprendre le fonctionnement des écosystèmes naturelles pour les imiters dans la réalisation des projet. Voir les film : L’Éveil de la permaculture. Succès à toutes vos entreprises s’inspirant de la démarche de la permaculture.

  3. Merci pour ce joli article clair, bien écrit (sans fôte dortografe, pfff) et tout à fait pertinent 😊
    Moi qui ai la chance d’avoir un grand jardin, je suis heureuse de lire qu’on rêve aussi du haut de son balcon 😃

    1. Author

      Un grand merci pour ce commentaire encourageant 🙂


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