Lutte contre les pucerons : test des coccinelles Décamp !

Lutte contre les pucerons : test des coccinelles Décamp !

Hello !

Depuis le début du mois de mars, j’affronte une invasion de pucerons sur mon balcon qui a débuté par mes radis. La culture biologique, c’est top, mais pour la première fois, je me suis trouvée un peu démunie. Des verts, des marrons, des dizaines de pucerons qui s’attaquaient à mes deux derniers pieds de radis d’hiver que je conservais pour récupérer les graines…

J’ai immédiatement commandé… des coccinelles sur le site MonVertJardin.fr que je ne connaissais pas, mais qui était le seul site à expédier rapidement des coccinelles  (Même Amazon Premium ne le faisait pas !) Au moment de la commande, je me suis trompée. Je souhaitais commander des larves, mais je me suis rendu compte que j’avais commandé… des coccx adultes ! Pas grave, je verrai bien 😉

Phase 1 : l’arrivée des coccinelles sur mon balcon

J’ai attendu 4 longues journées avant de recevoir mes coccinelles. Voici à quoi cela ressemble :

Lutter contre les pucerons avec la coccinelle – Décamp (17 euros, pour 20 coccinelles adultes)

À l’ouverture, voici ce qu’on découvre :

Mes 20 coccinelles adultes ! Vivantes (ouf) même si certaines avaient l’air plutôt fatigué du voyage. J’ai compris par la suite que les toutes petites perles jaunes sur l’espèce de polystyrène sont en réalité des oeufs. Je n’ai pas pensé à les récupérer sur le moment, mais peut-être est-ce possible ?

J’avais très peur qu’elles ne s’envolent toutes à peine la boite ouverte. Si vous vous lancez dans l’expérience, rassurez-vous, elles ne sont pas du tout dans cet état d’esprit. La première nuit, j’avais installé un voilage sur ma jardinière « au cas où » elles décident toutes de partir (à 17 euros les 20 coccinelles… Vous allez rester quelques jours chez moi mes jolies…) OU que le vent ne les emporte. Je me suis rendu compte ensuite que cela ne servait pas à grand-chose…

La « dépose » des coccinelles n’est pas aisée mais avec un peu de patience, ça se passe bien. Certaines n’en font qu’à leur tête, mais on finit par y arriver sans les écraser et ni se faire pincer.

Voilà mon emballage. La perte de ces radis n’était pas le drame du siècle. Comme je l’ai dit, je les gardais pour les graines… mais aussi parce qu’ils avaient passé l’hiver avec courage, et que j’avais de la peine de les jeter au compost… Ils côtoyaient alors du lin bleu qui n’intéressait absolument pas les pucerons !

Le lendemain matin, les petites étaient au boulot :

En moins d’une semaine, les pucerons ont énormément proliféré et les radis ont morflé. Certaines feuilles et notamment le dessous étaient entièrement couverts de pucerons. Autant dire que les coccx étaient ravies. Enfin, j’imagine. Le lendemain, il est devenu évident qu’elles ne s’envoleraient pas tout de suite, j’ai donc enlevé le voile. La nuit, elles se cachaient entre les lattes en bois de la jardinière et ressortaient le matin. Au même moment, j’ai fait quelques travaux sur le balcon, et déplacer la jardinière sans blesser ces petites choses qui courent partout et se cachent dans les recoins n’était pas toujours aisé… (Aucune coccinelle n’a été blessée pendant la rédaction de ce post de blog.)

MAIS… je pense que même pour mes petites coccinelles, il y avait trop de pucerons.

Même avec l’aide des coccx, je n’ai pas réussi à sauver mes radis. Quand j’ai vu quelques pucerons s’installer sur une bourrache qui se trouvait dans le pot d’à côté le week-end suivant… J’ai craqué. Tant pis pour les graines de radis. J’ai évacué d’urgence mes coccx en les expédiant sur la bourrache, et j’ai jeté les radis !

Phase 2 : endiguer la progression de pucerons

Il est devenu évident que si les coccinelles faisaient ce qu’elles pouvaient, et se plaisaient bien là à en juger par le nombre d’oeufs… Mais elles ne viendraient pas à bout de l’invasion. Toutes mes plantes seraient colonisées avant qu’elles soient venues à bout de la première plante.

J’ai donc dû prendre des mesures drastiques : j’ai examiné l’ensemble de mes plantes. Feuille à feuille. Quelques pucerons s’étaient déjà installés sur certaines : le basilic, les bourraches, des plants de tomates et même… un plant de Butternut qui avait germé la veille (là, j’étais vraiment agacée et désespérée). J’ai coupé et jeté les feuilles qui avaient trop de pucerons et… retiré à la main les autres. Je pense que j’ai dû examiner le recto et le verso et le moindre bouton des plantes sur mon balcon.

Pendant une semaine, j’ai répété le rituel chaque matin et retiré les pucerons à la main. Il en restait forcément quelques-uns isolés et les coccinelles s’en chargeaient.

Phase 3 : l’éradication des pucerons (?)

Ce soir, après 10 jours d’efforts conjugués entre mes coccx et moi, j’ai ENFIN pu constater la disparition significative des pucerons… Et des coccinelles. Si les oeufs sont toujours là, ce matin, je n’ai vu que 3 coccinelles dans mon basilic. En revanche, ce soir… plus aucun puceron nulle part ! Je vais poursuivre mon rituel méticuleux pendant encore quelques jours, au cas où des larves tenteraient une nouvelle invasion. Honnêtement, ce week-end, je n’étais pas loin de me lancer dans le scénario « savon noir potassique », notamment en imaginant mes semis dans ce cauchemar, mais ce ne sera peut-être pas nécessaire.

Conclusion : les coccinelles contre les pucerons ?

Vous l’aurez compris, les coccinelles ont mérité leur nom d’insectes auxiliaires, mais seules, elles ne seraient pas venues au bout de cette invasion particulièrement massive et agressive. J’ai laissé mes deux radis dans la bataille mais heureusement, j’ai tout de même la sensation que le drame a été évité. Les oeufs des coccx sont toujours là. J’ai hâte de voir si des larves vont en sortir.

Je pense qu’en s’y prenant plus tôt, avant que les choses ne deviennent trop incontrôlables, les coccinelles auraient parfaitement pu gérer le problème seules. C’est une excellente solution, mais peut-être dans un potager plus « mature » à partir de mai ou juin, lorsqu’il y a davantage de végétaux pour qu’elles puissent se cacher et se promener.

5 commentaires

  1. Bonjour Rookie Garden 🙂
    En fait, ce sont bien les larves de coccinelles les plus grosses mangeuses, normale que les adultes aient été un peu à la peine. Les œufs peuvent probablement éclore sur leur support, posé à l’abri au pied des plantes.
    Nous avons commandé des larves il y a quelques années (en fait ce sont souvent des asiatiques qui ne sont pas très sympas avec nos coccinelles locales, mais nous ne le savions pas à l’époque). Depuis, elle réapparaissent dès que les pucerons arrivent et font le ménage. A noter : les pucerons cendrés du Kale ne semblent pas les intéresser, ceux du pommier oui…
    Mais sur un balcon, elles ne doivent pas trop arriver à trouver de nourriture (elles ne mangent pas que ça heureusement, sinon ça ferait un peu court dans l’année), donc s’en aller dès que le boulot est fini et risquer de ne plus revenir. Vous avez dû faire un cadeau au jardin le plus proche 🙂
    Et peut-être retrouverons-elle le chemin en cas de nouvelle attaque, qui sait ?
    Sinon, contre les pucerons, le savon liquide (briochin, ecocert) dilué et en pulvérisation est effectivement très efficace.
    Je vous souhaite une excellente saison sur votre balcon !

  2. Bon à savoir : si les coccx mangent les pucerons, leurs larves sont bien plus voraces !!! Ce sont donc elles qu’il faut particulièrement choyer !!
    bon courage !




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