Un an de permaculture sur le balcon : le bilan et la suite !

Un an de permaculture sur le balcon : le bilan et la suite !

Il y a un an, j’achetai ma toute première plante. La première pièce de ce qui est devenu ensuite : mon chouette balcon en permaculture. J’ai donc effectué un premier cycle entier. L’occasion de faire un petit bilan pour repartir pour une deuxième année !

Récapitulatif de la 1ère année de permaculture sur le balcon

Été 2016 : j’apprends que la permaculture existe, et je lis tout ce que je trouve sur le sujet. À ce propos, c’est fou comme la documentation a explosé en seulement un an. L’an dernier, il n’y avait quasiment que la ferme du Bec Hellouin et pour son adaptation urbaine, il n’y avait que des ressources en anglais pas toujours super convaincantes. Bref. Ace moment là, nous nous régalons de tomates du jardin familiale, et je décide de me lancer… (Nous aussi on veut de bonnes tomates !)

Automne 2016 : j’achète ma toute première anémone du Japon pour lancer le projet. D’ailleurs, elle mérite un focus particulier puisqu’elle a parfaitement tenu l’hiver et qu’elle vient de refleurir ! Les abeilles viennent la butiner et donc je suis rassurée sur ses qualités gustatives. 😉

Car à ce moment de ma réflexion, ce qui me préoccupe le plus, ce sont les pollinisateurs. Je n’ai jamais vu un seul insecte sur mon balcon, et encore moins une abeille. C’est donc ma priorité : ramener un peu de biodiversité. Je m’équipe donc d’un hôtel à insectes et de deux grandes jardinières. Toute une expédition car évidemment, je veux du bois respectueux des forêts ET de mes légumes. Sans parler de mes 25 premiers litres de terreau biologique…

Je sème des salades (romaines, de mémoire) qui ne donneront rien (j’ai refusé de les éclaircir car l’action me brisait et me brise toujours le coeur…), des radis (première botte !) et lance une tour de pommes de terre (1,5 kg de Pompadour !)

Hiver 2016 : je laisse tout tel quel car l’hiver n’est pas très froid et les plantes sont à l’abri sur le balcon… Je commence à prévoir mes cultures et en février, je commande mon kit du parfait petit semeur (des godets, quoi…)

Printemps 2017 : les derniers radis semés en hiver sont toujours en place ! J’étais curieuse de voir ce qu’ils allaient donner, notamment un radis qui n’en finissait pas de grossir jusqu’à ressembler à un navet. Manque de bol, avec les beaux jours, ils sont envahis de pucerons. Je tente une opération « coccinelles » avec un succès mitigé, même si l’expérience s’est avérée marrante. Je ne sauve pas mon radis géant. Finalement, c’est le savon noir qui m’aidera à venir à bout des bestioles.

Je sème à la folie : des tomates, des fraises, des courges (potimarrons et butternuts) de la consoude… Tout se passe bien jusqu’à la dernière vague de gelée tardive. Je sors mes semis alors qu’il fait trop froid et ils vont tous prendre du retard et entrer en hibernation…

Mon papa termine notre super jardinière pour la permaculture ! Comme mes semis sont trop petits, j’achète des plants de tomates chez Botanica. Et bien… Mal m’en a pris. Finalement, mes plants de tomates chétifs ont parfaitement poussé par la suite et rattrapés le retard pris avec la gelée  ! Conclusion la prochaine fois : pas de panique ! (Ou sinon, je peux me contenter de garder mes semis au chaud…)

On achète un pot avec 4 boutures de lauriers d’Espagne qui n’en finit par de fleurir depuis, et un citronnier tout chétif qui n’a toujours pas produit de gros citrons mais qui a fait quatre nouvelles branches et qui a globalement meilleure allure que lorsqu’on l’a acheté. On investit également dans un petit framboisier qui adore mon balcon. Il a doublé de volume depuis. Si les premières branches n’ont produit que 3 ou 4 framboises, les nouvelles en présentent plus d’une trentaine !

Je plante également six pieds de bourraches. Et les trois pieds qui se trouvent dans ma super jardinière poussent à vue d’oeil. Ils dépassent 1,50 mètre ! J’ai vu beaucoup de bourraches pendant l’été, mais jamais d’aussi grandes ! Je la laisse se resemer seule… Quitte à devoir lutter au prochain printemps… Les abeilles en sont folles, d’ailleurs, un osmie s’incruste dans l’hôtel à insectes (rendez-vous au printemps prochain pour les bestioles…)

En parlant de ça, je croule sous les abeilles ! Ouf, elles n’ont pas boycotté mon balcon. J’ai aussi des coccinelles d’Europe… et d’Asie (hélas) qui viennent nicher dans mes bourraches où subsiste encore une poignée de vaillants pucerons.

Je lance aussi mon Tea Garden après un calcul rénal mémorable qui m’a fait reprendre goût au thé et surtout aux infusions. Je fais d’ailleurs pousser du gingembre… On mange nos fraises avec délice…

Enfin, je replante les courges dans les Hauts de France.

Été 2017 : les tomates grimpent beaucoup et passent par dessus le balcon. On déguste nos premiers haricots verts. La super jardinière devient une vraie forêt vierge, c’est un peu compliqué d’arroser ce micmac… Les premières tomates apparaissent, et tout pousse…

Au retour des vacances, les tomates pleuvent ! Hourra !

Automne 2017 : je fais un grand éclaircissage pour lancer de nouvelles cultures sans toucher au sol de ma super jardinière qui commence à accueillir des petites bestioles grouillantes. Je laisse les feuilles mortes là où elles sont, les tomates « fanées » également. Je laisse tout se resemer seul (notamment les bourraches) en me souhaitant intérieurement un bon courage pour le printemps prochain.

Je plante des pois de senteur en prévision du printemps prochain (patience…) et je cherche à acquérir un physalis. On sème deux rangs de radis de 18 jours, deux rangs d’épinards et une surprise… Dont je vous parlerai plus tard !

Mes impressions

En dehors de quelques instants de panique (comme la séquence pucerons, ou les semis qui ont pris froid) s’occuper de ce jardin était globalement plutôt facile. Finalement, c’est ce week-end, lorsque j’ai dû éclaircir les bacs, arracher les plantes annuelles qui avaient resemées (et notamment mes bourraches géantes, qui de surcroît PIQUENT) que j’ai eu le plus de travail. On est vraiment contents des tomates et des pommes de terre (je vais d’ailleurs lancer une tour de Princesse Amandine d’ici 10 jours…)

Finalement, une fois tous les bacs positionnés et remplis de terre (et donc les allées et venues vers les jardineries terminées), le potager ne m’a demandé que deux ou trois heures par semaine (pour les arrosages essentiellement.)

Nous avons également deux seaux de compost en cours (j’en ai prélevé un peu pour les radis, les épinards et les pois de senteur…)

Et l’an prochain alors ?

On remet ça, bien sûr !

On fera PLEIN de tomates et PLEIN de haricots (des verts et d’autres). En plus les haricots peuvent être semés à la volée, et c’est bien appréciable 😉 J’aimerais beaucoup avoir davantage de fleurs. Des fleurs rustiques, sans trop de chichi. J’ai récupéré des graines de cosmos à resemer dès maintenant, et donc, des pois de senteur grimpants. Je pense aussi mettre quelques bulbes quand les radis et les épinards auront été consommés.

J’aimerais bien essayer de faire pousser des courges. Alors, cette fois, je vais surement me rabattre sur des coloquintes, ou de plus petites courges grimpantes pour des raisons de place.

Autre objectif de l’an prochain : conserver davantage de graines. Pour le moment, j’ai récupéré quelques haricots et je vais conserver quelques tomates, mais je ne peux pas m’empêcher de jeter un regard un peu suspicieux sur mes propres semences. Du genre : ça va vraiment pousser, ça ?

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