Planter des crocus à safran : on tente le coup ?

Planter des crocus à safran : on tente le coup ?

C’est l’automne, mais pas question pour autant de se relâcher ! Allez, on garde le rythme, il reste encore quelques belles journées avant le gel… En cherchant sur Internet quelles fleurs à croissance rapide pouvaient être plantées en septembre, je suis tombé sur… les crocus à safran. Ce que je souhaitais avant tout, c’était des fleurs à bulbes, déjà parce que j’ai vu beaucoup de jardins fleuris cet été, et ça a éveillé des envies. Ensuite, je souhaitais m’exercer à la multiplication des caïeux. Le côté safrané de la chose, c’était en quelque sorte le pistil sur le gâteau. J’ai donc commandé 10 bulbes de crocus à safran chez mon unique fournisseur comme toujours, la Ferme Sainte Marthe.

Vous connaissez sûrement le safran. C’est l’aliment le plus cher du monde. Comptez 30 euros pour un gramme, et 40 000 euros pour un kilo. Et pour cause, il faut récolter (à la main) les trois filaments rouges qui ornent le pistil de la fleur… J’imagine que comme moi, vous avez déjà eu l’occasion de voir des documentaires sur le sujet. Tout un programme.

Les petits sont arrivés dans leurs poches en papier une semaine plus tard. Il a fallu leur trouver une place. Mon Tea Garden avait une grande diagonale de vide. J’ai donc rangé un peu la verveine, le thym et la menthe qui s’étaient bien étendus pendant l’été pour creuser une belle saillie d’une vingtaine de centimètres de profondeur (c’est ce qui est conseillé sur le sachet et je suis obéissante) en veillant à ne pas abîmer les racines de mes aromatiques.

A noter : je ne vais pas vous refaire l’histoire Tea Garden, si vous vous demandez ce que sont ces petits cailloux, jetez un oeil à l’article sur le sujet 🙂

Le reste est très classique, pas besoin de se prendre le bulbe ! (Désolée…) Il suffit de les mettre dans le bon sens, mais la Nature a bien fait les choses, l’action est relativement intuitive.

Évidemment, on recouvre le tout. Je n’ai pas remis le paillis et les cailloux pour que les crocus puissent sortir sans trop d’encombres. De toute façon, ce n’est pas exactement les grandes chaleurs en ce moment sur Paris (no comment…)

Attention : pas besoin d’arroser, même à la plantation ! Je vous le dis parce que j’ai commis l’erreur alors que c’est explicitement précisé de ne pas le faire sur le sachet. Pas si obéissante… Heureusement, le sol est bien drainé dans ce bac…

Je n’ai pas refait l’erreur pour les 5 autres bulbes. Je les ai plantés dans un bac sur une petite butée avec… des épinards. Parfaitement. Et pourquoi pas ? 😉 Il reste également un plant de tomates… Voici ce que ça donne.

Le sachet annonce une sortie de terre 6 semaines plus tard, mais 3 semaines après « seulement », j’ai observé mon premier crocus. Vous apercevez les épinards qui ont germé derrière. La bourrache qui était dans ce pot précédemment à très largement resemée, je me retrouve avec un bac très hétéroclite mais pour le moment, ce n’est pas gênant. Je pense que je déplacerai les bourraches si elles commencent à trop envahir l’espace.

Côté crocus : reste à savoir si j’aurai le courage de cueillir les fleurs pour récupérer les 3 fameux filaments du pistil… Apparemment, il est possible de le faire directement sur la fleur. L’opération s’appelle l’amondage.

Quand on sait qu’il faut entre 100 et 150 fleurs pour obtenir un gramme de safran, et que la première année chaque bulbe ne donne que deux fleurs l’opération sera évidemment toute symbolique 😉

Je vous tiendrai au courant de la suite ! 🙂 Excellent week-end automnal à tous !

Ps : j’essaie d’organiser mes articles de manière à avoir le semi + la levée dans le même papier… J’imagine que c’est plus intéressant… Néanmoins, pour la fleuraison, je ferai un update, sinon le décalage est trop grand. 🙂

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