Monstera deliciosa : un fascinant petit monstre

Monstera deliciosa : un fascinant petit monstre

Je ne vous ai jamais parlé de mes plantes d’intérieur ! Et pour cause… Nous n’en avions pas. Nous sommes exposés sud-est, et la lumière de l’appartement est assez complexe. (Je ne vais pas vous détailler le problème, mais elle est franche et directe jusqu’à 14 heures, puis le soleil passe le coin de la rue et l’intérieur s’assombrit. C’est moins vrai pour le balcon qui bénéficie d’une « avancée » sur la rue qui lui donne une lumière plus diffuse et plus longtemps.) Bref, en dehors des bords de fenêtres, c’est compliqué de maintenir une plante chez nous. Jusqu’à présent, je ne m’étais pas vraiment occupée de notre intérieur… Mais voilà, un intérêt grandissant pour la botanique m’a donné envie d’explorer un autre type de cultures et de me frotter à certaines espèces que je trouvais fascinantes. Jusqu’à présent, nous avions donc… Un noyau d’avocat (souvenez-vous…) qui a aujourd’hui bien poussé et les plantes d’extérieur que je rentrais pendant l’hiver. Basta.

Monstera deliciosa : où l’acheter ?

À la recherche d’un cadeau de Noël original, nous sommes arrivés à la mi-décembre chez Ikebanart, quai de Jemmapes à Paris. À l’origine, nous voulions juste une plante à offrir, nous sommes repartis avec trois dont une pour nous ! La boutique est sublime, les compositions magnifiques et les vendeurs extrêmement agréables et compétents. Voilà, à Paris on n’a pas de Truffaut mais ce n’est pas bien grave 😉

Kokedama chez Ikebanart. Au premier plan, les racines magnifiques d’une Monstera deliciosa.
La verrière et ses kokedamas

Je reviendrai sûrement sur ce magasin et sur les kokedamas dans un autre article, dans celui-ci, je voulais surtout parler de notre petite monstera deliciosa.

Aparté : il se trouve aussi que la Monstera deliciosa est à la mode. Attention donc, comme à chaque fois qu’une mode surgit, à ne pas acheter des spécimens au rabais dans des jardineries médiocres… Une mode appelée « Urban Jungle » l’a remise à l’honneur. Effectivement, j’observe beaucoup d’imprimés représentant la feuille de la Monstera un peu partout, depuis les articles de papeterie jusqu’aux papiers peints. Bref, je vous laisse regarder vous-mêmes sur Pinterest, Google Image ou Instagram. Ce n’est pas la plus horrible des modes, au contraire, ce côté « jardin d’hiver » est très sympa ! En revanche, évitez vraiment les achats dans les supermarchés etc. (J’ai vu que même Ikea en proposait… Damned !)

Monstera deliciosa : une plante fascinante

La Monstera Deliciosa est une épiphyte, c’est à dire une plante qui s’accrochent à d’autres pour pousser mais elle ne s’en nourrit pas, elle ne fait que s’installer en hauteur. C’est une liane qui dans son milieu naturel (l’Amérique centrale et notamment le Mexique) peut dépasser les 20 mètres. En appartement, il faut donc recréer cet environnement suspendu ou la tuteurer massivement. La mienne est encore minuscule, mais voici à quoi elles ressemblent par la suite :

Elle possède plusieurs particularités qui m’ont donné envie de la découvrir plus précisément. L’une des plus connues concerne les déchirures de son feuillage. Vous remarquerez que mon exemplaire a des feuilles « pleines » tandis que sur la photo, elles sont découpées. Au fur et à mesure que la plante pousse (très vite, comme le laisse supposer son nom latin…) des jours se créent afin de laisser passer la lumière mais aussi les eaux de pluie. Les feuilles les plus hautes préservent celles qui poussent plus bas.

Autre particularité qui n’en finit pas de me fasciner ces derniers temps : les nouvelles feuilles naissent des précédentes. Les tiges des plus anciennes se « gonflent » et laissent apparaître progressivement une nouvelle feuille. Si vous appréciez d’observer ce type de transformations (en botanique et en général) alors la Monstera est pour vous. Perso, je peux rester bloquée 40 minutes devant la porte du four pour observer une tartiflette cuire, je suis donc au comble du bonheur. Les tiges commencent par gonfler, le vert s’éclaircit, peu à peu une incision se crée et une nouvelle feuille sort…

Monstera deliciosa : comment l’entretenir

Là aussi, je ne vais pas m’étendre, les vendeurs vous aideront dans cette tâche relativement simple et il existe un grand nombre d’articles sur le sujet sur le Web. Mes conseils malgré tout : un bon gros arrosage une fois par semaine (en hiver) puis laisser la terre séchée totalement. Comme je l’ai sous forme de kokedama, c’est assez simple, il me suffit de sous-peser  la boule. La mousse qui forme le kokedama est également un excellent indicateur.

La Monstera deliciosa est honnêtement assez simple à cultiver. La seule chose à prendre en compte est le taux d’humidité. C’est une plante tropicale, donc évitez de la mettre dans le coin le plus sec de votre appartement. Vous pouvez également pulvériser un peu d’eau déminéralisée pour rétablir l’humidité autour d’elle.

En ce qui concerne son exposition, vous trouverez tout et son contraire sur le web. Certains préconisent une lumière non directe (sous prétexte qu’elle vit dans les arbres…) d’autres davantage de lumière (sous prétexte qu’elle vit dans les hauteurs des arbres…) Enfin, un troisième groupe a proposé un consensus : pas trop de lumière sur les jeunes plants (elle vit dans les arbres) et davantage quand elle est plus mature (elle a grimpé dans l’arbre…) Honnêtement, je pense que si elle est exposée sans excès dans un sens comme dans l’autre, vous vous en sortirez. C’est une espèce « facile » (mais néanmoins fascinante, vous l’avez compris).

Je vous laisse avec quelques photographies de mon exemplaire :

Vous pouvez observer une feuille entrain d’apparaître… (Je sais ce que vous vous dites : « quel bureau magnifique en loupe d’orme! » Et, vous avez raison. C’est un ébéniste parisien qui l’a fait pour un prix très honnête, je peux vous donner ses coordonnées sur demande… 😉
Depuis la photographie, la « nouvelle » feuille s’est totalement déployée 🙂

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