Osmie cornue : sortie du nid, différence avec les bourbons, photos…

Osmie cornue : sortie du nid, différence avec les bourbons, photos…

J’ai conscience qu’avec mon feuilleton « bourdon » je vous tiens en haleine dans un suspens insoutenable. Je reviens donc vous donner quelques nouvelles.

Précédemment dans « BumbleBee 2 : le retour ». L’an dernier, les coccinelles occupaient toutes mon attention, cette année, c’est les osmies cornues. Je ne vais pas vous refaire tout le feuilleton en détail. 1) avril 2017 : un bourdon vient nicher dans mon hôtel à insectes et pond deux larves. 2) mars 2018 : revoilà un bourdon, l’alvéole a été crevée et le petit père reprend le même ballet que l’année précédente. Je le nomme parfois « bourdon » par facilité mais après plusieurs observations, je peux désormais dire qu’il s’agit d’osmie cornue.

Évidemment, je suis avec attention ce qui passe autour de l’hôtel à insectes. Ce week-end, j’ai pu observer longuement les allées et venues. Et…

Attention, énorme cliffhanger…

J’ai en réalité plusieurs osmies cornues ! Hier j’en ai observé deux au même moment, et le décollage était parfois laborieux… Ce matin, j’ai enfin compris ce qu’il se passait. Plusieurs osmies sont en train de « sortir du nird » les unes après les autres. En parallèle, certaines femelles ont déjà commencé à renidifier. Ce qui explique que je me sois un peu emmêlée au milieu de tous ces allers-retours.

Osmie cornue : première sortie du nid

Je partage avec vous une sortie d’une osmie observée le 8 avril. Je n’ai pas encore croisé d’osmies avec le museau blanc, donc les mâles ont déjà dû se carapater.

Hop la tête, sort soudainement !
Puis tout le corps
Première étape sur le sol du balcon…
… avant de se réfugier dans les anémones.

Autre nouveauté par rapport à l’an dernier, elles ont déjà commencé à renidifier. L’un des roseaux est déjà bouché par son opercule. J’avais lu (mais impossible de retrouver la référence) qu’en cas de ponte précoce, les jeunes osmies pouvaient sortir du nid avant les 10 mois réglementaires. À suivre… En attendant, j’ai chaussé d’entomologiste et je suis armée de mon encyclopédie des insectes (aka Google) pour tenter d’en savoir plus. Je vous livre le fruit de mes recherches…

Au passage, on constate que l’alvéole 2017 du milieu s’est élargie sans doute au passage d’autres osmies.

Osmie cornue
Photo prise le 8 avril 2018 – les différentes alvéoles et opercules
Osmie cornue
Le 3 avril : l’alvéole en haut à gauche était encore vide.

Osmie cornue : différence avec les abeilles et les bourdons ?

L’osmie cornue est une abeille solitaire (contrairement aux abeilles sociales.) Comme elles ont un corps plutôt trapu, on les confond facilement avec des bourdons. Les hosties peuvent aller et venir jusqu’à quatorze heures par jour. Elles ont aussi la particularité de supporter des conditions un peu plus difficiles que les abeilles. On peut les voir lorsque le temps est venteux ou à partir de 13°c degrès. À ce titre, on dit couramment qu’elles annoncent le printemps, car elles paraissent dès la mi-mars.

Du fait de leur « solitude » les osmies ne piquent que très rarement. Elles sont plutôt habituées à fuir et à revenir plus tard, car elles ne bénéficient pas de « soeur » qui pourrait éventuellement intervenir en sa faveur. Les osmies mâles n’ont tout simplement pas de dare.

Les femelles, une fois fécondées, partent à la recherche de tube de moins d’un centimètre de diamètre où pondre leurs larves. Elles créent des cloisons dans lesquelles elles déposent également des réserves nutritives. S’en suit une période de nidification de 10 mois.

Une photo des nids d’osmies publiée sur le site Entomart.be

Les mâles sortent les premiers et les femelles ensuite. En général, les femelles reprépareront le nid là où elles sont nées, ce qui explique que d’une année sur l’autre, on les retrouve aux mêmes endroits.

A voir : la vidéo « Printemps »

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