Mon balcon potager : chiffres, plan et informations précises

Mon balcon potager : chiffres, plan et informations précises

Je me rends compte que je n’ai jamais pris le temps de décrire « formellement » mon balcon potager, et que ces informations pourraient être utiles^^ Je vous propose donc un article très formel avec quelques informations précises et claires.

Mon balcon-potager en chiffres

Mon balcon fait environ 6 mètres de long sur 1 mètre de large. Il est exposé sud-est (beaucoup de lumière directe jusqu’à 15h) et il est entièrement couvert par le balcon du dessus (très peu d’eau de pluie parvient jusqu’aux jardinières.)

Pour l’occasion, j’ai fait un plan magnifique et rigoureusement à l’échelle (je plaisante…)

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Les jardinières et les pots dans le détail

Au commencement, avant le tournant « permaculture », nous avions de nombreux « petits pots ». Afin de mettre en place un compagnonnage digne de ce nom, nous les avons troqués contre des jardinières profondes.

4 des 5 jardinières viennent de chez Truffaut (qui a le mérite de fournir des jardinières en bois issus d’une exploitation raisonnable et… de livrer à domicile !) et la dernière, la jardinière « permaculture » a été fabriquée par mon papa qui touche sa bille en bricolage et notamment dans le travail du bois. J’y avais consacré un article entier.

Les jardinières profondes obéissent toutes à la même règle : beaucoup d’espèces s’y côtoient, et elles y vivent leur vie sans contraintes, je les laisse mourir et resemer seules. Les plantes des années précédentes sont laissées sur place afin de nourrir la terre.

Feuillages et branches des cultures de tomates et bourraches de l’an dernier. Les tiges se décomposent tranquillement et les nouveaux plants de tomates s’en débrouillent. À noter : ce bac n’est pas paillé, tout simplement parce que je n’ai pas pris le temps de le faire et que les « restes » de l’an dernier couvrent déjà la terre en partie.

Du coup, chaque printemps, c’est un peu la surprise. Des espèces que je pensais « disparues » reparaissent. Certaines graines germent dans un autre bac… Si l’on regarde de près, c’est assez amusant !

(Cliquez pour agrandir) Les différentes espèces qui sont apparues seules cette année

Ce laisser-aller s’effectue tout de même dans les limites du raisonnable. L’an dernier, mes bourraches ont pris le contrôle et ont évidemment resemé massivement de partout. Cette année, je suis obligée d’éclaircir et de tailler sous peine de n’avoir que de la bourrache dans mes jardinières. Les consoudes semées l’an dernier sont en train de suivre la même voie et je dois limiter un peu leur expansion aussi.

J’ai limité le compagnonnage dans les bacs les moins profonds (les deux qui mesurent 35 cms de hauteur) tout simplement parce que l’an dernier, certaines espèces sont restées rachitiques. Je pense que les bacs ne sont pas assez profonds pour pouvoir être densément peuplés. Nous envisageons de les remplacer à un moment. Ainsi, une jardinière n’accueille « que » deux espèces de haricots différents (je pense que c’est mon bac le moins « diversifié » du balcon.)

Les autres installations du balcon

Le balcon accueille également : un hôtel à insectes (qui héberge actuellement sa deuxième génération d’osmies cornues) et un bac à compost qui mériterait d’être remplacé. J’avais utilisé un vieux pot en plastique qui a cuit au soleil et qui tombe en morceaux. Du coup, on envisage d’investir dans un véritable petit bac.

Taille et entretien au cours de l’année

Cette partie sera brève, car je ne taille ni n’effectue de gestes d’entretien particulier. Une exception : le framboisier. Il m’a été offert taillé, et donc je poursuis la taille chaque automne.

J’ai fini par comprendre seule le fonctionnement du framboisier et je suis assez satisfaite de constater que les conseils que l’on trouve en ligne sont assez similaires à ce que j’ai observé. Le framboisier accueille trois types de branches : celles d’il y a deux ans (qui sèchent totalement jusqu’à devenir du bois mort et que je taille complètement), celles de l’année dernière (qui peuvent être légèrement taillées, mais pas totalement rabattues, car des gourmands apparaissent au printemps suivant et donnent beaucoup de fruits) et celles de l’année en cours (qui donnent quelques fruits et que je ne taille pas.) En gros, en respectant cette rotation sur trois ans, mon framboisier pète le feu.

Récemment, j’ai taillé mon laurier rose, mais c’est uniquement parce qu’il avait pris le gel et… Gros traumatisme : mon avocatier^^

Pluies et arrosages hebdomadaires

Mon balcon est totalement abrité par le balcon du voisin du dessus. Même quand il pleut à verse, les jardinières reçoivent très peu d’eau (mais bénéficient de l’humidité de l’air…)

Au début du printemps, j’arrose beaucoup : environ deux fois par semaine pour aider les semis et les plantes qui repoussent. Ensuite, je lève le coude (une fois tous les dix jours). Si le mois d’août est caniculaire, je repasse à un gros arrosage par semaine.

Quand nous sommes en vacances, une gentille et adorable personne vient arroser une fois par semaine (ou deux fois en cas de canicule.)

Gel, neige et hivernage

J’avoue que je suis très négligente et flemmarde en hiver. C’est sans doute pour cela que mon laurier rose a fini par geler. Le balcon est relativement abrité du vent et du froid, et même si j’ai un voile d’hivernage prêt, je ne l’ai encore jamais installé. En général, le fait de rabattre les cultures sèches sur le sol suffit à préserver les vivaces et les bisannuelles dans les grandes jardinières.

Combien d’espèces différentes sur le balcon ?

Hier, je me suis amusée à compter le nombre d’espèces différentes sur mon balcon. J’en ai compté 32 environ. J’ai lu dans un article, qu’un Parisien était parvenu à en faire côtoyer une centaine.

Bon, ce n’est clairement pas mon objectif, mais c’est assez amusant de faire ce bilan.

Je voulais vous dresser un portrait « factuel » de mon balcon, j’espère y être parvenue. N’hésitez pas à poser des questions si j’ai oublié des choses 🙂

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