Phalaenopsis : entretien et arrosage facile de l’orchidée

Phalaenopsis : entretien et arrosage facile de l’orchidée

En lisant des textes de Darwin sur la fécondation des orchidées, je me suis piquée de curiosité pour l’espèce, et notamment pour la fameuse « orchidée de Darwin » (angraecum sesquipedale). Il s’agit d’une fleur qu’il avait repérée lors d’un de ses voyages à Madagascar. En observant son éperon particulièrement long au fond duquel se trouvait la glande à nectar, il en avait déduit qu’il devait exister quelque part sur l’île, un papillon possédant une trompe d’au moins 25 cm qui serait apte à butiner cette orchidée en particulier. En effet, les orchidées ne peuvent survivre que si elle a fidélisé un pollinisateur. Darwin explique : « Qu’un tel papillon nocturne existe à Madagascar peut être prédit avec confiance; et les naturalistes qui explorent cette île devraient le chercher avec la même confiance que celle des astronomes à la recherche de la planète Neptune et je me permets d’affirmer qu’ils y arriveront ! »

Évidemment, Darwin fait alors face à nombreux contradicteurs mais 40 ans plus tard, l’histoire lui donne en raison, et un sphinx doté d’un tel attribut est découvert. Il est nommé : « Xanthopan morgani praedicta, en d’autres termes soit : « le papillon qui était prédit ». Lorsqu’on apprécie les sciences  et Darwin (ce qui est mon cas) cette orchidée est emblématique, et je me suis piquée d’en avoir une.

Seulement, je savais aussi que ces fleurs étaient particulièrement sensibles et avant de me lancer dans la culture d’une espèce relativement rare comme l’étoile de Madagascar (inconnue au bataillon des jardineries, il faut la commander sur Internet…) Je me suis dit que j’allais me faire la main sur une Phalaenopsis, une espèce que l’on trouve très facilement et qui a la réputation d’être plus facile d’entretien.

Oh mon Dieu ! J’ai acheté une orchidée !

J’ai donc commencé à observer les orchidées que je croisais chez les fleuristes, et un jour, j’ai jeté mon dévolu sur cet exemplaire.

Ma Phalaenopsis à son arrivée. 21 avril 2018.

Ce n’est pas flagrant sur les photographies, mais le rose des pétales accueille des reflets « vert chlorophylle » qui m’ont fait craquer. Le pied avait deux hampes à moitié fleuries. Les feuilles n’étaient pas abîmées. Hop ! Je l’ai ramené chez moi.

La Phalaenopsis est l’orchidée la plus cultivée au monde. Leur croissance est rapide, elles fleurissent « seulement » quatre ans après le semis. Les inflorescences peuvent refleurir et la floraison dure des mois. Bref, elle a quelques avantages incontestables.

Du coup, on en trouve partout, même dans les supermarchés. Du coup, soyez vigilant au moment de l’achat. Inspectez les feuilles, les racines aériennes… Essayez de trouver un pied dans un pot transparent largement percé (que l’on mettra dans un cache-pot) pour une raison que je vais vous expliquer plus bas.

Entretien, arrosage et exposition de son orchidée

Contrairement à ce que je craignais, pour le moment, l’entretien est très simple. J’ai autour de moi quelques cultivateurs amateurs d’orchidées, et je me suis totalement inspirée de leur manière de faire.

Le point le plus important concerne l’arrosage. Les orchidées ne doivent jamais être arrosées par le haut. Elles apprécient l’humidité de l’air et le fait d’être arrosées par « évaporation ». Voici une méthode très simple : mettez quelques pierres dans le fond du cache-pot (quand le cache-pot est transparent, vous pouvez également mettre des billes de couleurs, l’effet est très joli) de manière à ce que les racines ne baignent jamais trop longtemps dans l’eau.

Je fais en sorte que les pierres au fond du pot soient toujours humides. Même si les racines ne sont pas en contact direct avec l’eau, elles profiteront de l’évaporation progressive de l’eau et d’un taux d’humidité élevé.

Une fois tous les dix jours, j’arrose un peu plus abondamment de manière à ce que les racines soient immergées à hauteur d’un demi-centimètre ou d’un centimètre maximum. Pas plus pour ne pas qu’elles pourrissent.

Le fait d’avoir un contenant transparent permet de garder un oeil sur les racines et de s’assurer qu’il n’y a pas de pourrissement. En l’occurrence, dans le pot de la mienne, une très belle et grosse racine est apparue en seulement un mois.

Une nouvelle paire de feuilles est en train de pousser, et les racines aériennes ont poussé. (On voit sur celle de droite, une partie plus verte d’environ un centimètre. On constate également la condensation sous les feuilles.)

Faut-il brumiser ou vaporiser les orchidées ?

Comme vous le savez, sur le balcon, je donne dans la permaculture. C’est-à-dire que j’essaie de réduire les gestes et les interventions sur les plantes à leur strict minimum. Par ailleurs, j’ai toujours eu un peu de mal à saisir l’intérêt réel de la brumisation. Donc, j’ai décidé que l’arrosage par évaporation serait suffisant.

Il y a une semaine, je suis tombée sur cet article de Larry Hodgson du blog « Jardinier Paresseux » qui allait également dans ce sens.

Si vous avez l’habitude de brumiser et que cela fonctionne parfaitement bien chez vous, continuez ! Chaque jardinier a ses habitudes et ses méthodes, et je ne dis surtout pas que les miennes sont meilleures que les autres. L’essentiel, c’est que nos techniques fonctionnent. 😉

Pour le moment, je n’interviens pas davantage sur mon orchidée et tout se passe très simplement. Le prochain challenge sera de la faire refleurir.

Peut-être vais-je envisager de ramener une Étoile de Madagascar à la maison dans les prochains mois…

Phalaenopsis – 26 mai 20188

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